PRESENTATION DU PROJET

Pierre lassalle et lES 8 TABLEAUX DE LA DAME A LA LICORNE

L’Origine

Présentation

Le projet de la Dame à la Licorne est une aventure multi-artistique lancée par l’écrivain Pierre Lassalle dans les années 2004-2008 qui continue encore aujourd’hui. L’idée était de rendre hommage au trésor artistique des tapisseries de la Dame à la Licorne, l’oeuvre de tenture française la plus connue au monde. Exposées au Musée du Moyen Age de Cluny à Paris, les six tapisseries montrent des scènes liées aux cinq sens. Le dernier et sixième panneau étant reconnu comme représentant le 6ème sens, ou celui de la transcendance des cinq premiers.

Installées au musée de Cluny depuis 1882, les tapisseries de la Dame à la Licorne ont visité occasionnellement certains grands musées du monde au XXIème siècle comme celui du Metropolitan Muséum of Art (Met) de New York en 1973-1974, puis du National Art Center de Tokyo et au National Muséum of Art d’Osaka en 2013 et enfin de l’Art Gallery of NSW en Australie en 2018.

Un mystère passionnant

Une histoire tissée de légendes

L’histoire de ces tapisseries est mêlée de certains grand noms de l’histoire comme Prosper Mérimée, George Sand, Mohamed II (le conquérant de Constantinople), et d’autres moins connus comme celui de Zizim (ou Djem, le fils du roi Turque), pourtant central, car il fut le créateur des cartons (ou dessins) à l’origines de ces oeuvres d’art.

C’est George Sand qui a révélée que la série de la Dame à la licorne était constituée en fait de 8 panneaux et non 6 (ceux présents actuellement au Musée de Cluny).

Que sont devenus les 2 dernières tentures ? Nul ne le sait. 

Article de George Sand sur les tapisseries de la Dame à la Licorne

Un coin de la Marche et du Berry : les tapisseries du Château de Boussac
L’Illustration (3 juillet 1847)

 

Le Berry n’est pas ce qu’on juge quand on l’a traversé seulement par les routes royales, dans ses parties plates et tristes, de Vierzon à Châteauroux, à Issoudun ou à Bourges. C’est vers La Châtre qu’il prend du style et de la couleur ; c’est vers ses limites avec la Marche qu’il devient pittoresque et vraiment beau.
En remontant l’Indre jusque vers les hauteurs où il cache sa source, on arrive à Sainte-Sévère, ancienne ville bâtie en précipice sur le versant rapide au fond duquel coule la rivière. Jusqu’à nos jours, il était presque courageux de descendre la rue principale et de traverser le gué. A présent, routes et ponts se hâtent de rendre la circulation facile et sûre aux sybarites de la nouvelle génération. Sainte-Sévère est illustre dans les annales du Berry et dans celles de la France ; c’est la dernière place de guerre qui fut arrachée aux Anglais sur notre ancien sol. Ils y soutinrent un assaut terrible, où le brave Duguesclin, aidé de ses bons hommes d’armes et de rudes gares de l’endroit, les battit en brèche avec fureur. Ils furent forcés promptement de se rendre et d’évacuer la forteresse, qui élève encore ses ruines formidables et le squelette de sa grande tour sur un roc escarpé. Nous l’avons vue entière et fendue de haut en bas par une grande lézarde garnie de lierre ; monument glorieux pour le pays, et superbe pour les peintres. Mais, durant l’avant-dernier hiver, la moitié de la tour fendue s’écroula tout à coup avec un fracas épouvantable, qui fut entendu à plusieurs lieues de distance. Telle qu’elle est maintenant, cette moitié de tour est encore belle et menaçante pour l’imagination ; mais, comme elle est trop menaçante en réalité pour les habitations voisines, et surtout pour le nouveau château bâti au pied, il est probable qu’avant peu, soit par la main des hommes, soit par celle du temps, elle aura entièrement disparu. On a longtemps conservé dans l’église de Sainte-Sévère le dernier étendard arraché aux Anglais. Nous ignorons s’il y est encore ; on nous a dit qu’il était conservé au château par M. le comte de Vilaines, dont le nouveau parc, jeté en pente abrupte sur le flanc du ravin, est une promenade admirable. Non loin de Sainte-Sévère, on entre, par Boussac, dans le département de la Creuse. Mais, jusqu’à Toul-Sainte-Croix, quatre lieues au-delà, sur l’arête élevée des collines qui forment comme une limite naturelle aux deux provinces du Berry et de la Marche, on foule encore l’ancien sol berruyer. Les paysans parlent presque tous la langue d’oc et la langue d’oïl, et, dans sa sauvagerie marchoise, la campagne conserve encore quelque chose de la naïveté berrichonne.

Boussac est un précipice encore plus accusé que Sainte-Sévère. Le château est encore mieux situé sur les rocs perpendiculaires qui bordent le cours de la petite Creuse. Ce castel, fort bien conservé, est un joli monument du moyen âge, et renferme des tapisseries qui mériteraient l’attention et les recherches d’un antiquaire.
J’ignore si quelque indigène s’est donné le soin de découvrir ce que représentent ou ce que signifient ces remarquables travaux ouvragés, longtemps abandonnés aux rats, ternis par les siècles, et que l’on répare maintenant à Aubusson avec succès. Sur huit larges panneaux qui remplissent deux vastes salles (affectées au local de la sous-préfecture), on voit le portrait d’une femme, la même partout, évidemment ; jeune, mince, longue, blonde et jolie ; vêtue de huit costumes différents, tous à la mode de la fin du XVe siècle. C’est la plus piquante collection des modes patriciennes de l’époque qui subsiste peut-être en France : habit du matin, habit de chasse, habit de bal, habit de gala et de cour, etc. Les détails les plus coquets, les recherches les plus élégantes y sont minutieusement indiqués. C’est toute la vie d’une merveilleuse de ce temps-là. Ces tapisseries, d’un beau travail de haute lisse, sont aussi une œuvre de peinture fort précieuse, et il serait à souhaiter que l’administration des beaux-arts en fît faire des copies peintes avec exactitude pour enrichir nos collections nationales, si nécessaires aux travaux modernes des artistes.
Je dis des copies, parce que je ne suis pas partisan de l’accaparement un peu arbitraire, dans les capitales, des richesses d’art éparses sur le sol des provinces. J’aime à voir ces monuments en leur lieu, comme un couronnement nécessaire à la physionomie historique des pays et des villes. Il faut l’air de la campagne de Grenade aux fresques de l’Alhambra. Il faut celui de Nîmes à la Maison Carrée. Il faut de même l’entourage des roches et des torrents au château féodal de Boussac ;et l’effigie des belles châtelaines est là dans son cadre naturel.
Ces tapisseries attestent d’une grande habileté de fabrication et d’un grand goût mêlés à un grand savoir naïf chez l’artiste inconnu qui en a tracé le dessin et indiqué les couleurs. Le pli, le mat et les lustrés des étoffes, la manière, ce qu’on appellerait aujourd’hui le chic dans la coupe des vêtements, le brillant des agrafes de pierreries, et jusqu’à la transparence de la gaze, y sont rendus avec une conscience et une facilité dont les outrages du temps et de l’abandon n’ont pu triompher.
Dans plusieurs de ces panneaux, une belle jeune enfant, aussi longue et ténue dans son grand corsage et sa robe en gaine que la dame châtelaine, vêtue plus simplement, mais avec plus de goût peut-être, est représentée à ses côtés, lui tendant ici l’aiguière et le bassin d’or, là un panier de fleurs ou des bijoux, ailleurs l’oiseau favori. Dans un de ces tableaux, la belle dame est assise en pleine face, et caresse de chaque main de grandes licornes blanches qui l’encadrent comme deux supports d’armoiries. Ailleurs, ces licornes, debout, portent à leurs côtés des lances avec leur étendard. Ailleurs encore, la dame est sur un trône fort riche, et il y a quelque chose d’asiatique dans les ornements de son dais et de sa parure splendide.
Mais voici ce qui a donné lieu à plus d’un commentaire : le croissant est semé à profusion sur les étendards, sur les bois des lances d’azur, sur les rideaux, les baldaquins et tous les accessoires du portrait. La licorne et le croissant sont les attributs gigantesques de cette créature fine, calme et charmante. Or, voici la tradition.
Ces tapisseries viennent, on l’affirme, de la tour de Bourganeuf, où elles décoraient l’appartement du malheureux Zizim ; il en aurait fait présent au seigneur de Boussac, Pierre d’Aubusson, lorsqu’il quitta la prison pour aller mourir empoisonné par Alexandre VI. On a longtemps cru que ces tapisseries étaient turques. On a reconnu récemment qu’elles avaient été fabriquées à Aubusson, où on les répare maintenant. Selon les uns, le portrait de cette belle serait celui d’une esclave adorée dont Zizim aurait été forcé de se séparer en fuyant à Rhodes ; selon un de nos amis, qui est, en même temps, une des illustrations de notre province*, ce serait le portrait d’une dame de Blanchefort, nièce de Pierre d’Aubusson, qui aurait inspiré à Zizim une passion assez vive, mais qui aurait échoué dans la tentative de convertir le héros musulman au christianisme. Cette dernière version est acceptable, et voici comment j’expliquerais le fait : lesdites tentures, au lieu d’être apportées d’Orient et léguées par Zizim à Pierre d’Aubusson, auraient été fabriquées à Aubusson par l’ordre de ce dernier, et offertes à Zizim en présent pour décorer les murs de sa prison, d’où elles seraient revenues, comme un héritage naturel, prendre place au château de Boussac. Pierre d’Aubusson, grand maître de Rhodes, était très porté sur la religion, comme chacun sait (ce qui ne l’empêcha pas de trahir d’une manière infâme la confiance de Bajazet) ; on sait aussi qu’il fit de grandes tentatives pour lui faire abandonner la foi de ses pères. Peut-être espéra-t-il que son amour pour la demoiselle de Blanchefort opérerait ce miracle. Peut-être lui envoya-t-il la représentation répétée de cette jeune beauté dans toutes les séductions de sa parure, et entourée du croissant en signe d’union future avec l’infidèle, s’il consentait au baptême. Placer ainsi sous les yeux d’un prisonnier, d’un prince musulman privé de femmes, l’image de l’objet désiré, pour l’amener à la foi, serait d’une politique tout à fait conforme à l’esprit jésuitique. Si je ne craignais d’impatienter mon lecteur, je lui dirais tout ce que je vois dans le rapprochement ou l’éloignement des licornes (symbole de virginité farouche, comme on sait) de la figure principale. La dame, gardée d’abord par ces deux animaux terribles, se montre peu à peu placée sous leur défense, à mesure que les croissants et le pavillon turc lui sont amenés par eux. Le vase et l’aiguière qu’on lui présente ensuite ne sont-ils pas destinés au baptême que l’infidèle recevra de ses blanches mains ? Et, lorsqu’elle s’assied sur le trône avec une sorte de turban royal au front, n’est-elle pas la promesse d’hyménée, le gage de l’appui qu’on assurerait à Zizim pour lu faire recouvrir son trône, s’il embrassait le christianisme, et s’il consentait à marcher contre les Turcs à la tête d’une armée chrétienne ? Peut-être aussi cette beauté est-elle la personnification de la France. Cependant, c’est un portrait, un portrait toujours identique, malgré ses diverses attitudes et ses divers ajustements. Je ne demanderais, maintenant que je suis sur la trace de cette explication, qu’un quart d’heure d’examen nouveau desdites tentures pour trouver, dans le commentaire des détails que ma mémoire omet ou amplifie à son insu, une solution tout aussi absurde qu’on pourrait l’attendre d’un antiquaire de profession.
Car, après tout, le croissant n’a rien d’essentiellement turc, et on le trouve sur les écussons d’une foule de familles nobles en rance. La famille des Villelune, aujourd’hui éteinte, et qui a possédé grand nombre de fiefs en Berry, avait des croissants pour blason. Ainsi nous avons cherché, et il reste à trouver : c’est le dernier mot à des questions bien plus graves.
A deux lieues de Boussac, à travers des sentiers de sable fin semé de rochers, et souvent perdus dans la bruyère, on arrive aux pierres Jomâtres, ou Jo-math, comme disent nos savants, ou Jo-mares, comme disent les rustiques. C’est un véritable cromlech gaulois, dont j’ai peut-être beaucoup trop parlé dans un roman intitulé Jeanne, mais que l’on peut toujours explorer avec intérêt, qu’on soit artiste ou savant. Le lieu est austère, découvert et imposant, sous un ciel vaste et jeté au sein d’une nature pâle et dépouillée qui a un grand cachet de solitude et de tristesse.

SAND George, Promenade dans le Berry. Mœurs, coutumes, légendes. Préface de Georges Lubin, Complexe, s.l., 1992, coll. Le Regard Littéraire, n°55, pp.94-101.


*M. de la Touche, qui a chanté en beaux vers et décrit en noble prose les grâces et les grandeurs des sites du Berry et de la Marche.

 

 

Une nouvelle interprétation

La Dame à la Licorne,

un parcours initiatique

Ecrivain, photographe, romancier, Pierre Lassalle est passionné d’art, de celui qui élève l’âme et éveille les consciences. C’est donc tout naturellement que la Dame à la Licorne et lui se rencontrèrent pour parler symbole, amour courtois et profondeur des sens. Cette œuvre sublime qui déborde de détails et de fleurs avait beaucoup à dire et notre écrivain, qui en ami de la Licorne s’est évertué à en ré-écrire la trame dans un livre passionnant (aujourd’hui épuisé) : “Les mystères de la Dame à la Licorne, mais bientôt réédité.

Comme à son habitude dans les thèmes qu’il explore, il renouvelle complètement le sujet de la Dame à la Licorne. A travers son regard, cette œuvre retrouve sa vivacité et sa pertinente originelle. Lion, licorne, lapins, chiens et autres renards : tous les rôles s’éclairent dans ce théâtre alchimique pour rejouer la musique de l’âme.

Il rejoint George Sand en parlant des deux dernières tapisseries (aujourd’hui perdues) et du parcours joyeux que cette œuvre dessine à travers les différentes scènes des jeux de l’amour. Il démontre que le message qui émerge d’une lecture plus profonde des tentures parle pour notre époque, et il en a d’ailleurs créé une série d’exercices pour l’humain moderne, mais en même temps bien fidèle aux préoccupations médiévales de vertus et de maitrise de soi. Ses textes redonnent la place à l’aventure de l’esprit, au courage de la transcendance et à la voie du cœur.

Eléments de symboliques des tapisseries de la Dame à la Licorne

Le chien

symbolise la vigilance. Il représente une force de veille que la Dame acquiert au cours de ses vicissitudes. Cette capacité d’attention grandit au fur et à mesure de ses pas à travers les sens des tapisseries, afin d’être davantage présente à ce qu’elle voit, entend, sent, goûte. D’autre part, cette disposition lui permet d’être plus éveillée aux mouvements de son intériorité, de ce qu’elle ressent, vit, éprouve, face à situation. Le chien nous invite à être davantage conscient dans notre vie quotidienne. De ce qui se déroule autour de nous, mais également de tout ce qui se déroule dans notre psychée à tous les moments de la journée, au fur et à mesure des sollicitations du monde extérieur. Chaque chien des tapisseries de la Dame à la Licorne montre des signes de progression de la Dame dans sa capacité de vigilance afin qu’advienne en elle une habileté nouvelle : celle de savoir garder le foyer de ses valeurs. C’est-à-dire garder constamment un œil sur sa conduite de vie et de ne pas en déroger quelques soient les sollicitations à s’en défaire. A travers le chien, la Dame nous rappelle de rester attachés à nos préceptes d’existence et à développer une forme de fermeté d’âme qui puisse nous servir dans toutes circonstances.

 

Le Lapin

(ou connil dans le langage médiéval) symbolise la fécondité. Cet animal est extrêmement fertile et a la capacité prodigieuse de se démultiplier et de coloniser rondement l’endroit dans lequel il vit. Les lapines ont la faculté de rester gravide alors qu’elles allaitent encore leur portée fraîchement venue. Dans la sagesse populaire, la légende du lapin est en lien avec la Pleine Lune pascale qui fertilise la nature et à apporte la prolificité du printemps. Ils amènent avec eux une résolution de renouveau qui est capable de s’étendre dans tous les règnes et les niveaux du sol. Le lapin nous appelle à devenir fécond dans tous les règnes de notre quotidien et d’apporter une vitalité d’innovation constante à tout ce que nous touchons et côtoyons. Il invite à faire fructifier chaque angle de notre vie pour entrer dans un régénération constante et une générosité d’usages qui profiteront à tous.
Les lapins passent toute une partie de leur existence dans leurs terriers, comme s’ils se liaient aux forces vitales de l’humus. Ils en ressortent à chaque fois remplis de la générosité de la Terre-Mère, prêts à diffuser autour d’eux cette vitalité abondante.
Dans l’absolu, le lapin appelle à progresser vers la fécondité de l’Esprit, où notre intériorité peut être ensemencée par les pensées les plus philosophiques et métaphysiques, et en même temps fertiliser les aubiers de l’âme de chacun. A travers les lapins (très présents dans les tapisseries), la Dame nous demande d’être de garde à notre fécondité d’âme et intestine envers le monde et les membres de ce monde.

Le héron cendré

symbolise la recherche de la connaissance. Il s’annonce dans la tapisserie de l’odorat afin de délivrer son message, puis change de couleur et réapparait en héron pourpé dans les tapisseries du Toucher et d’A mon Seul Désir. Son cou allongé et son bec oblong lui permettent d’attraper avec une précision et une force considérable poissons, rongeurs et autres amphibiens élaborant son repas. Le héron est capable de rester longtemps immobile et de fondre sur sa proie en un mouvement vif et adroit. Il possède une aptitude à l’immobilité, fondée sur une belle capacité d’attention et de concentration. Le héron cendré nous invite à observer avec détachement les êtres et les événements afin d’obtenir une vision plus objective des faits et de la réalité. Il symbolise la capacité à aller chercher la connaissance, tant en hauteur (grâce à son cou et sa capacité à voler) que dans des endroits plus difficiles d’accès (marais et autres eaux peu profondes). Il représente la disposition à se mettre en quête des savoirs hermétiques afin de toucher à l’essence des choses. Il nous inspire à chercher notre nourriture dans les endroits hors d’atteinte par la main profane afin d’aller quérir des denrées de la sagesse universelle. A travers le héron cendré, la Dame nous propose de grandir en savoir et intelligence, et de planter dans notre jardin la graine de l’arbre de la connaissance.

 

 

Julien Delanssays

La Démarche de l’auteur

Le livre “Les mystères de la Dame à la Licorne”

Ecrit par Pierre Lassalle est fondé sur la recréation de la série originelle des huit tapisseries, telle que George Sand l’avait vue à son époque. Actuellement au nombre de six au musée médiéval de Cluny à Paris, nous ne savons pas ce que sont devenus les deux derniers éléments du cycle.

L’idée passionnante de l’écrivain était de réinterpréter l’œuvre médiévale – en peinture cette fois – afin de la présenter à nouveau complète sous une forme nouvelle, mais parfaitement évocatrice de son état initial.

Il réunit une équipe de quatre artistes peintres professionnels (Sophie Graverand, Joëlle Richardière, Karen Rogier, Julien Delanssays). Ils travaillèrent avec passion sous sa direction artistique pendant quatre années (de 2004 à 2008), afin de réaliser les huit tableaux : six issus des tapisseries encore existantes, et les deux derniers correspondant aux tapisseries perdues, furent recréés complétement. Le but, réussi, est de pouvoir offrir désormais une vision de cette œuvre monumentale, inédite depuis le XIXème siècle !

A cette dimension picturale est associée une création poétique unique sur chaque tapisserie. Les magnifiques poèmes de Céline Lassalle viennent éclairer chaque tableau de multiples résonnances. Ils accompagnent chacun des pas des spectateurs vers la Dame à la Licorne et favorisent la compréhension du cœur des choses, avec sagesse et humour. Préludes particuliers à la rencontre des images, elles sont aussi des portes d’entrées directes sur ces mystères sacrés où tout peut advenir.

La force particulière de ce projet est que l’ensemble fut réalisé selon une pratique artistique novatrice, créée par Pierre Lassalle lui-même : il s’agit d’associer l’Art à la méditation créatrice, afin de rendre hommage à la mystique profonde de la Dame à la Licorne, et d’insuffler aux images la fraicheur spirituelle digne de l’œuvre originelle. Cette pratique est détaillée dans son livre passionnant « l’Art Sophianique » (co-écrit avec Céline Lassalle).

A mettre entre les mains de tous les créateurs et les artistes !

Mais Amour et Foi en Toi me dignifiant,

Je m’ouvre et me fie à l’oeil qui ne ment ;

Et par les Merveilles sagement dévoilées,

J’imagine les bienfaits de choisir la Pureté.

– Céline Lassalle –

Extrait de la poésie “A Mon Seul Désir”

Le livre "Les Mystères de la Dame à la licorne" de Pierre Lassalle

PIERRE LASSALLE

Les Mystères de la Dame à la Licorne

Parution 2008 – bientôt réédité

L’auteur vient éclairer le mystère des tapisseries de la Dame à la Licorne mondialement connues. Qui est à l’origine des Tapisseries ? Quelle est la Dame des tentures ? Pourquoi cette oeuvre reste-elle d’actualité ? Quel est le message caché dans ces images ? Pierre Lassalle retisse les étapes initatiques de ce chemin lié à l’évolution spirituelle et soulève le voile des 7ème et 8ème tapisseries aujourd’hui perdues. Il présente également une nouvelle forme d’art : “l’Art Imaginatif” qui associe l’Art et la méditation créatrice, accessible à tout à chacun, qui a permis la réalisation des 8 tableaux de la Dame à la Licorne. Contemplez pour la première fois la série complète de la Dame à la Licorne, et découvrez le message de cette histoire sacrée, grâce à la série des 8 tableaux et les magnifiques poésies de Céline Lassalle.

130 pages

21 x 24,5 cm

Editions Terre de Lumière

 

Article écrit par Julien Delanssays

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